New School Tacos ouvre à Longueuil et vise Montréal
La bannière française ouvre sa première adresse canadienne à Greenfield Park. Son modèle de développement au Québec reste à préciser.
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New School Tacos fait son entrée au Canada avec un restaurant à Greenfield Park, dans l’arrondissement de Longueuil. Annoncée le 29 octobre 2026 par son groupe exploitant, NS up group, cette ouverture constitue une première implantation québécoise pour la bannière toulousaine. D’autres adresses sont évoquées dans la région montréalaise, mais le recours à la franchise au Québec n’est pas encore confirmé.
Une première adresse sur la Rive-Sud
Le restaurant se trouve au 3304, boulevard Taschereau, à Greenfield Park, en Montérégie. Cette précision géographique compte : même si le groupe désigne Montréal comme une cible pour son développement, sa première adresse canadienne est bien située sur la Rive-Sud, et non dans la métropole.
NS up group a annoncé cette ouverture dans une publication LinkedIn. Le projet est réalisé avec Fahad Syed, présenté comme le partenaire du groupe au Canada. L’annonce établit donc l’existence d’un partenariat local, sans en détailler la structure contractuelle ni les responsabilités respectives.
Pour la communauté de la franchise, l’arrivée de cette enseigne constitue une nouvelle implantation à suivre. Elle ne doit toutefois pas être interprétée comme l’annonce d’un programme de recrutement de franchisés : aucun programme de ce type au Québec n’est précisé dans les informations rendues publiques.
Un concept toulousain déjà développé en France
Née à Toulouse en 2016, New School Tacos se spécialise dans le tacos à la française. Son produit repose sur une galette de blé garnie, pliée puis grillée. Au Québec, la bannière est également présentée sous le nom de La Nouvelle École du Tacos.
L’enseigne revendique une quarantaine de restaurants en France et a déclaré un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros en 2024. Ces données décrivent son activité française antérieure à l’ouverture canadienne; elles ne constituent ni un résultat pour le restaurant de Longueuil ni une prévision de ventes au Québec.
Le réseau s’est développé en franchise en France. Cette expérience explique l’intérêt que son arrivée peut susciter auprès des entrepreneurs canadiens. Elle ne permet cependant pas, à elle seule, de conclure que la même organisation sera reproduite au Canada.
La distinction est essentielle pour comprendre l’annonce : une bannière disposant d’un réseau franchisé dans son pays d’origine peut annoncer une implantation étrangère sans préciser immédiatement le mode d’exploitation retenu sur ce nouveau marché.
Montréal dans les projets, sans calendrier chiffré
NS up group annonce vouloir poursuivre son développement dans la région montréalaise. Le groupe évoque plusieurs futures adresses et un déploiement dans les prochains mois, mais ne fournit ni nombre ferme d’ouvertures ni calendrier détaillé.
À ce stade, le fait concret est donc l’ouverture de Greenfield Park. L’expansion montréalaise demeure une intention annoncée, dont les prochaines étapes devront être précisées.
Le statut du premier restaurant reste lui aussi à clarifier. L’annonce ne dit pas s’il est exploité par un franchisé, par un master franchisé chargé du Canada ou par une société liée au groupe. La présentation de Fahad Syed comme partenaire canadien ne suffit pas à trancher entre ces possibilités.
Les prochaines annonces permettront notamment de vérifier les emplacements retenus, le rôle du partenaire canadien et l’existence éventuelle d’une offre de franchise destinée aux entrepreneurs québécois. Pour l’instant, il convient de distinguer les ambitions du groupe des engagements d’ouverture effectivement détaillés.
Ce que les candidats à la franchise doivent vérifier
L’arrivée de New School Tacos se déroule dans un cadre québécois qui ne comporte pas de loi provinciale propre à la franchise. Contrairement à sept autres provinces canadiennes, le Québec n’impose pas de document de divulgation en vertu d’une telle loi.
Cela ne signifie pas que la relation contractuelle échappe à toute règle. L’obligation de bonne foi prévue à l’article 1375 du Code civil du Québec s’applique. Un contrat d’adhésion doit également être remis d’abord en français, et la bannière est soumise à la Charte de la langue française.
À retenir : avant d’envisager un engagement, un candidat devrait demander confirmation du modèle proposé au Québec, de l’identité de son cocontractant et des conditions financières, puis faire examiner les documents par un conseiller juridique. L’ouverture de Longueuil est confirmée; l’offre de franchise québécoise, elle, reste à préciser.



