Starbucks ferme une dizaine de cafés au Québec
Une dizaine de Starbucks ferment au Québec. La restructuration souligne l’importance de la viabilité des établissements et du soutien aux équipes.
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Une dizaine de cafés Starbucks ont fermé leurs portes au Québec dans le cadre d’une restructuration nord-américaine, rapporte Narcity le 28 septembre 2026. Pour la communauté de la franchise au Canada, cette actualité met en lumière un enjeu concret : évaluer la viabilité de chaque établissement sans dissocier sa performance financière de l’expérience client et des conséquences pour les équipes.
Une révision du réseau nord-américain
Selon les informations rapportées par Narcity, Starbucks a fermé quelque 250 cafés en Amérique du Nord durant le week-end précédant la publication de l’article. L’entreprise présente cette décision comme le résultat d’un examen de son portefeuille d’établissements, visant notamment des cafés dont les performances sont jugées insuffisantes.
Dans une lettre publiée le 24 septembre, le directeur des opérations, Mike Grams, explique que l’entreprise a identifié des sites où elle estime ne pas pouvoir offrir durablement l’expérience souhaitée aux clients et aux employés, ou ne pas entrevoir de performance financière acceptable.
Ces deux motifs méritent d’être distingués. Le message de Starbucks ne se limite pas à un objectif financier : il fait également référence à la capacité d’un emplacement à soutenir l’expérience recherchée. Les informations disponibles ne précisent toutefois pas lequel de ces critères a déterminé la fermeture de chaque café québécois.
Starbucks Canada a indiqué à Narcity que l’objectif consiste à bâtir un réseau plus solide et à concentrer les ressources là où l’entreprise voit les meilleures possibilités d’offrir l’expérience client et la performance à long terme qu’elle vise. Il s’agit de l’intention déclarée de l’entreprise, et non d’un résultat déjà démontré.
Des fermetures dans plusieurs villes du Québec
Au Québec, les fermetures touchent notamment le Grand Montréal, mais aussi d’autres municipalités. Narcity rapporte que le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale a confirmé avoir reçu deux avis de licenciement collectif : l’un pour le café de Val-d’Or, où 11 emplois ont été perdus, et l’autre pour celui de Contrecœur, où 12 emplois ont été supprimés.
Le média indique également avoir repéré huit autres cafés fermés. Parmi les emplacements cités figurent ceux du 935, boulevard Mgr de Laval, à Baie-Saint-Paul; du 2000, rue de l’Éclipse, à Brossard; du 2419, boulevard Sainte-Sophie, à Sainte-Sophie; et du 152, boulevard Les Écureuils, à Donnacona.
La distinction entre ces sources est importante : les deux avis confirmés par le ministère ne constituent pas, à eux seuls, un décompte complet des fermetures. Les autres établissements mentionnés proviennent des recherches du média. L’extrait disponible ne permet pas de dresser une liste exhaustive des adresses concernées ni d’attribuer un nombre précis de pertes d’emplois à chacune.
Des mesures annoncées pour les employés
Starbucks Canada a déclaré que les employés touchés s’étaient vu proposer un poste dans un autre café lorsque cela était possible. L’entreprise a également confirmé qu’une indemnité de départ avait été offerte aux personnes qui ne seraient pas relocalisées.
Ces annonces ne permettent pas de connaître le nombre de personnes effectivement transférées. Elles ne donnent pas non plus le détail des indemnités proposées. Il convient donc de distinguer les possibilités annoncées par l’entreprise des résultats individuels pour les employés.
Narcity rappelle qu’à pareille date l’année précédente, huit Starbucks avaient fermé dans le Grand Montréal, entraînant la perte de 123 emplois. Cette précédente vague constitue un point de comparaison local, sans permettre de conclure que les mêmes causes ont joué dans chaque établissement cette année.
Un point de vigilance pour la communauté de la franchise
Cette nouvelle concerne un réseau de cafés, mais les éléments fournis ne précisent pas le statut d’exploitation de chacun des établissements fermés. Il serait donc inexact de présenter l’ensemble de ces fermetures comme celles de franchises détenues par des entrepreneurs indépendants.
Pour la communauté de la franchise, l’intérêt de cette actualité réside plutôt dans les questions qu’elle invite à poser : quels critères servent à évaluer un emplacement, comment l’expérience client est-elle prise en compte et quelles solutions sont prévues pour les équipes lorsqu’une fermeture devient nécessaire?
À retenir : avant une ouverture ou une révision de réseau, examiner conjointement la viabilité financière, la capacité à offrir l’expérience promise et les conséquences humaines. Le cas Starbucks rappelle aussi l’importance de vérifier le statut d’exploitation des établissements avant de tirer des conclusions sur la franchise.



