Maxi et Dollarama : croissance sans franchises au Québec
Maxi et Dollarama étendent leur présence au Québec, mais leurs magasins ne constituent pas des occasions d’achat de franchise.
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La multiplication des magasins ne signifie pas toujours davantage de possibilités pour les futurs franchisés. Deux actualités publiées en septembre 2026 le rappellent au Québec : Dollarama atteint 435 magasins dans la province, tandis que Maxi en compte 200. Ces deux réseaux se développent toutefois en propriété corporative, une distinction essentielle pour la communauté de la franchise.
Dollarama atteint 435 magasins au Québec
Selon un article de L’Express Franchise publié le 1er septembre 2026, Dollarama compte désormais 435 magasins au Québec, soit dix de plus qu’en 2025. Le décompte provincial présenté dans cette publication montre une progression depuis 2022, alors que l’enseigne comptait 381 établissements québécois.
À l’échelle canadienne, son parc dépasse les 1 700 magasins, répartis dans les dix provinces et deux territoires. Cette présence donne à l’enseigne montréalaise une place importante dans le paysage commercial, mais elle ne repose pas sur un réseau de franchisés.
L’article précise que tous les magasins Dollarama sont des succursales corporatives, financées à même les liquidités de l’entreprise. Aucun des 435 établissements québécois n’est offert en franchise. La même règle s’applique ailleurs au Canada : Dollarama n’accorde pas de franchises.
Pour une personne qui souhaite entreprendre, il faut donc distinguer deux informations. La première concerne l’expansion d’un détaillant. La seconde porte sur l’accès à son modèle d’affaires. Dans ce cas, la croissance du nombre de magasins ne crée pas de possibilité de devenir franchisé sous cette enseigne.
Maxi : 200 magasins détenus par la société
Le constat est semblable chez Maxi. Dans un article du 14 septembre 2026, L’Express Franchise rapporte que Loblaw consacre environ 1,2 milliard de dollars à la suite de son programme d’investissement de 2026, en donnant la priorité à l’escompte. Maxi occupe une place centrale dans ce dispositif au Québec.
Ce montant ne doit cependant pas être présenté comme une enveloppe réservée à des franchises Maxi, ni comme un investissement exclusivement destiné à cette bannière. L’information publiée décrit un programme de Loblaw, avec l’escompte comme priorité.
La structure de propriété de Maxi est, elle, explicite. Selon la notice annuelle de Loblaw pour l’exercice clos le 3 janvier 2026, citée dans l’article, les 200 magasins de la bannière sont détenus par la société. Aucun n’est franchisé.
Là encore, le développement du réseau se fait en corporatif. Pour les candidats québécois qui associent la visibilité croissante d’une enseigne à une occasion d’acquisition, cette précision change la lecture de l’annonce : il s’agit d’une expansion commerciale, pas d’un recrutement de franchisés.
Chez Loblaw, distinguer le groupe de la bannière
Les données québécoises de Loblaw montrent pourquoi il est nécessaire de vérifier la situation de chaque enseigne plutôt que de tirer une conclusion à partir du groupe entier.
L’entreprise déclare au Québec 213 magasins détenus par la société et 16 magasins franchisés. Elle indique également 178 pharmacies Pharmaprix et Shoppers Drug Mart détenues par des pharmaciens propriétaires, ainsi que 50 cliniques de soins de santé.
Ces catégories ne sont pas interchangeables. La présence de magasins franchisés dans le portefeuille québécois de Loblaw ne signifie pas que Maxi propose ce mode d’exploitation. De même, la propriété d’une pharmacie par un pharmacien propriétaire constitue une information distincte du décompte des magasins franchisés.
Pour la communauté de la franchise, ces chiffres invitent surtout à lire les annonces au bon niveau : celui de la bannière et de son mode de propriété. Le nom du groupe, à lui seul, ne suffit pas à déterminer les possibilités offertes à un entrepreneur.
Ce que les candidats doivent vérifier
Ces deux actualités apportent un repère concret aux personnes qui explorent une franchise au Québec. Avant d’étudier un emplacement ou de bâtir un budget, la première question devrait être de savoir si l’enseigne accepte réellement des franchisés sur le territoire visé.
Il est ensuite utile de séparer le nombre d’établissements, les investissements annoncés et les possibilités d’accès au réseau. Un parc commercial important peut être entièrement corporatif. Une enveloppe d’investissement peut soutenir le développement d’un groupe sans financer l’arrivée de nouveaux propriétaires indépendants.
À retenir : Dollarama et Maxi constituent ici des nouvelles d’expansion, non des offres de franchise. Pour avancer dans un projet, vérifiez d’abord le mode d’exploitation de la bannière, puis l’existence d’une possibilité concrète de devenir franchisé.



