Le Canadien de Montréal évalué à 5,4 milliards de dollars
Selon Sportico, la valeur du Canadien grimpe de 15 %. La marque et les droits télévisuels éclairent cette progression des franchises sportives.
Publié le

Le Canadien de Montréal atteint une valeur estimée de 5,4 milliards de dollars canadiens, en hausse de 15 % sur un an. Selon les données de Sportico rapportées par La Presse le 29 septembre 2026, le club demeure au troisième rang des franchises de la Ligue nationale de hockey (LNH). Une progression qui met en lumière le poids de la marque, des revenus médiatiques et des activités connexes.
Montréal reste parmi les franchises les mieux valorisées
L’évaluation du Canadien correspond à 3,8 milliards de dollars américains. Devant lui, les Maple Leafs de Toronto conservent la première place du classement de Sportico, avec une valeur de 4,8 milliards de dollars américains, soit 6,8 milliards de dollars canadiens. Leur progression annuelle atteint 13 %.
Les Rangers de New York occupent toujours le deuxième rang. Leur valeur estimée s’établit à 4,15 milliards de dollars américains, en hausse de 14 %. Montréal reste donc derrière ces deux organisations, tout en affichant une augmentation annuelle légèrement supérieure en pourcentage.
Ces montants sont des évaluations, et non des prix de vente annoncés. Sportico établit ses calculs à partir d’entretiens avec des banquiers, des investisseurs, des avocats, des dirigeants d’équipe et des propriétaires. La distinction importe pour la communauté de la franchise : une estimation de valeur ne se confond ni avec le chiffre d’affaires d’une organisation ni avec ses bénéfices.
Des revenus montréalais en progression de 9 %
Pour la saison 2025-2026, les revenus de l’organisation montréalaise ont atteint 364 millions de dollars américains, selon Sportico. Ils s’élevaient à 335 millions la saison précédente, ce qui représente une hausse de 9 %. La saison du Canadien s’est prolongée jusqu’à la fin de mai grâce à son parcours en séries éliminatoires.
À l’échelle de la LNH, les 32 équipes ont généré un chiffre d’affaires estimé à 8,3 milliards de dollars américains pendant cette même saison. La moyenne s’établit à 259 millions par club. Les revenus montréalais se situent ainsi au-dessus de cette moyenne.
Le périmètre retenu dépasse toutefois les seules activités de hockey. Le calcul comprend aussi les événements non liés au hockey de la LNH, notamment les concerts et autres manifestations organisés dans les arénas dont les organisations sont propriétaires ou gestionnaires.
Cette précision aide à lire les résultats : les revenus présentés décrivent un ensemble d’activités, pas uniquement la vente de billets pour les matchs. Ils ne permettent pas, à eux seuls, de déterminer la rentabilité de chacune de ces activités.
La marque et la télévision au cœur du dossier
Dans une intervention diffusée par Radio-Canada le 30 septembre, Éric Brunelle souligne la force de la marque du Canadien. Il explique que celle-ci contribue à la capacité du club de vendre des produits dérivés et de valoriser ses droits télévisuels.
Son analyse replace la billetterie dans un ensemble plus large de sources de revenus. Elle apporte un éclairage complémentaire aux données de Sportico, sans fournir de ventilation chiffrée des revenus propres à chaque activité du club.
Les droits de télédiffusion constituent également un élément important des perspectives de la ligue. Selon Sportico, les revenus des organisations, déjà en hausse de 4,4 % sur un an, pourraient progresser de 8 à 9 % pendant la saison 2026-2027 avec l’entrée en vigueur du nouveau contrat canadien.
La Presse rappelle que Rogers Communications a signé l’année précédente une entente de 11 milliards de dollars avec la LNH pour 12 années supplémentaires. La hausse attendue des revenus demeure une prévision, distincte des résultats déjà rapportés pour 2025-2026.
Une valorisation qui dépasse les résultats sur la glace
La valeur moyenne d’une franchise de la LNH atteint 2,43 milliards de dollars américains, selon Sportico. Cela représente une augmentation de 16 % par rapport à 2025 et de 160 % sur cinq ans. La progression du Canadien s’inscrit donc dans un mouvement plus large.
Les évaluations tiennent également compte des biens immobiliers et des activités connexes des organisations, notamment leurs équipes de la Ligue américaine de hockey et les amphithéâtres dans lesquels elles évoluent. Le montant attribué à un club ne mesure donc pas uniquement sa marque ou sa performance sportive.
Pour les lecteurs de la communauté canadienne de la franchise, ce dossier offre surtout un rappel méthodologique, plutôt qu’un point de comparaison direct avec un réseau commercial. À retenir : avant d’utiliser une valorisation comme référence, vérifier la devise, la période, les actifs inclus et la distinction entre revenus constatés et croissance prévue.



