Oprix Matériaux ouvre son négoce à la franchise
Avec deux magasins, Oprix Matériaux lance sa franchise auprès des professionnels du bâtiment. Le budget global annoncé est d’environ 400 000 euros.
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Né en 2025 à Brumath, au nord de Strasbourg, Oprix Matériaux ouvre son modèle de négoce à la franchise. Selon les informations publiées le 5 novembre 2026 par L’Express Franchise, l’enseigne recherche notamment d’anciens artisans, des conducteurs de travaux et des commerciaux en matériaux pour développer de nouveaux magasins. Le projet représente un investissement global annoncé d’environ 400 000 euros.
Deux magasins et une offre commune aux professionnels et particuliers
Oprix Matériaux compte actuellement deux magasins. Le premier se situe à Brumath, dans le Bas-Rhin, au 26 rue de l’Industrie, à proximité d’une sortie de l’autoroute A4. Le second est installé à Andelnans, aux portes de Belfort. Ces deux implantations constituent le point de départ du développement en franchise.
Le concept repose sur un négoce de matériaux accessible aux artisans comme aux particuliers. Les deux publics bénéficient des mêmes prix affichés. L’enseigne annonce également une préparation des commandes en deux heures, associant ainsi l’achat de matériaux à une promesse de rapidité de retrait.
Pour la communauté de la franchise, cette arrivée propose une voie d’entrepreneuriat dans le bâtiment qui ne consiste pas à réaliser des travaux, mais à approvisionner ceux qui les exécutent. Le futur exploitant devra donc examiner à la fois les besoins des professionnels locaux et ceux des particuliers susceptibles de fréquenter son magasin.
Des profils du bâtiment recherchés pour un commerce de proximité
Oprix Matériaux privilégie des candidats qui connaissent déjà le bâtiment plutôt que des profils exclusivement issus du commerce. Les anciens artisans, conducteurs de travaux et commerciaux en matériaux figurent parmi les personnes recherchées. Une page consacrée au recrutement de franchisés est disponible sur le site de l’enseigne.
La logique d’implantation annoncée est celle d’un magasin par bassin de vie, à moins de 30 kilomètres des clients. Cette orientation place la proximité au cœur du projet. Elle doit toutefois être distinguée de la zone d’exclusivité accordée au franchisé : celle-ci est définie par le contrat.
Pour un candidat, connaître les matériaux et les habitudes des chantiers constitue un point d’appui, mais le passage à l’exploitation d’un négoce mérite une préparation spécifique. La gestion du stock, l’organisation des commandes et les besoins de trésorerie devront notamment être examinés dans le prévisionnel. Ces vérifications prennent une importance particulière pour un professionnel qui quitte une activité de chantier pour devenir commerçant.
Environ 400 000 euros pour ouvrir un magasin
Le droit d’entrée annoncé s’élève à 30 000 euros. Il donne accès à la marque, à la formation initiale et à une zone d’exclusivité définie au contrat. Cette somme est comprise dans le budget global d’environ 400 000 euros présenté pour la création d’un magasin.
L’enveloppe couvre également le stock de démarrage, l’aménagement du point de vente, le matériel de manutention, un véhicule de livraison et la trésorerie des premiers mois. Il s’agit donc d’un budget de lancement global, et non du seul coût d’installation du local.
L’enseigne vise 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires dès la première année, en combinant les ventes du magasin, la vente en ligne et le retrait en magasin. Ce montant est un objectif annoncé, pas un résultat garanti. Le candidat devra le confronter aux caractéristiques de son implantation et distinguer le chiffre d’affaires attendu de la rentabilité de son projet.
Des outils communs et un cadre à examiner avant de signer
Le franchisé s’approvisionne auprès de la centrale du réseau. Il utilise aussi le site de commerce en ligne, le catalogue et les outils de gestion communs. Le modèle prévoit ainsi de mutualiser plusieurs fonctions utiles à l’exploitation du négoce, au-delà de l’utilisation de l’enseigne.
Avant toute signature, le document d’information précontractuelle doit être remis au candidat au moins vingt jours à l’avance, conformément au cadre de la loi Doubin. Il présente notamment le réseau, l’état du marché local ainsi que les conditions et la durée du contrat.
À retenir : pour un professionnel du bâtiment intéressé, les premières vérifications portent sur le budget complet, la demande locale et l’exclusivité territoriale. L’objectif commercial annoncé doit servir de base à l’analyse, sans remplacer un prévisionnel adapté au futur magasin.



